Essai expérimental de multiplication par bouturage et transplantation de Bambusa vulgaris Schrad. sur le site de l’Université de Kinshasa, République Démocratique du Congo
DOI :
https://doi.org/10.59228/rcst.026.v5.i2.287Mots-clés :
Essai expérimental, Transplantation, Bambusa vulgaris, Erosion ravinante, Changement climatique, Solutions fondées sur la NatureRésumé
La présente étude évalue la multiplication par bouturage et la transplantation de Bambusa vulgaris Schrad à l’Université de Kinshasa, en observant les stades de croissance pour collecter des données utiles à la restauration des sols dégradés par l’érosion ravinante et à la fourniture de services environnementaux utiles à la société. La méthodologie a consisté à l’observation et l’expérimentation à travers des mesures de croissance (diamètre et hauteur) en pépinière après 3 mois, et transplantation (6 mois après). Les résultats montrent que sur 10.000 boutures, 9.300 ont réussi à reprendre, représentant un taux de reprise de 93 %. Le groupe témoin a également montré un taux de reprise élevé de 93,7 %. L’analyse des taux de reprise révèle des variations significatives dans le temps, atteignant un maximum au 12e jour. Concernant la croissance en hauteur, les plants ont montré une croissance moyenne notable, le groupe témoin atteignant 95,13 cm contre 91,02 cm pour les échantillons sur substrat varié. L'expérimentation a également porté sur l'élargissement du diamètre, avec des résultats significatifs montrant une augmentation au fil du temps. En transplantant 300 plants de B. vulgaris avec la technique des murailles vertes, l'étude s'est concentrée sur l'émergence des turions, la croissance en hauteur et l'élongation des racines. Les résultats montrent une corrélation positive significative entre l'émergence des turions et le temps, avec un total de 5 turions après 180 jours. L'analyse du développement en hauteur et de l'élongation des racines a révélé des différences statistiques significatives entre les groupes et au fil du temps. En conclusion, cette étude confirme que Bambusa vulgaris se reproduit par bouturage et peut être transplanté efficacement sur divers substrats, constituant ainsi une référence fondamentale dans la lutte antiérosive, dans la lutte contre le changement climatique et dans la contribution à la résilience des communautés en République Démocratique du Congo par le biais de solutions fondées sur la nature.
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